au bout du couloir, à droite
un champ feutrine, drap de laine et chiminiminicuir avec pied plombé de 500 grammes de sel fin
des poissons en papier à gonfler en leur soufflant par la bouche, trouvés chez Petit Pan, l'année dernière
au bout du couloir, à droite
un champ feutrine, drap de laine et chiminiminicuir avec pied plombé de 500 grammes de sel fin
des poissons en papier à gonfler en leur soufflant par la bouche, trouvés chez Petit Pan, l'année dernière
un badge recouvert de papier, un oeillet d'un torchon, un vieux bouton et une épingle à nourrice, un corps en étui à aiguilles, du papier, une pampille et un perle, les jambes en fil de fer de
jardinage et les pieds en perles. Et puis un petit chapeau haut de forme.
A suspendre...
une pitite carte postale customisée
bon, entre douze mille cartons dus à notre déménagement imminent, je me suis dis, tiens, si on jetait un peu, histoire de
se débarasser de tous les vieux trucs qu'on garde par une sombre histoire d'affects nounouilles. Hein, pourquoi pas, pas vrai ? Pourquoi ne pas racler une bonne fois pour toutes tous les fonds de
sacs (le nombre de tickets de caisse, de carte bleue, de flyers, de bouts de chéquiers, de vieux kleenex raboubris, de queues de pommes, de trombones, bref le nombre de petit bordel !!!) ?
Pourquoi garder les cadeaux infâmes sous prétexte que c'est le cadeau de machin, que c'est trop culpabilisant de le mettre à la poubelle, même si machin, on ne le voit plus, on ne s'entend plus
trop avec d'ailleurs, mais jeter son truc horrible, ça, ça coince, on sait jamais si un jour il revenait et qu'il ne voyait pas le truc en question et qu'il faille se justifier, si une force
divine nous jetait le mauvais oeil et tout ? Pourquoi garder tous les magazines lus et relus, grignotés sur les bords par jules et gondolés sur les autres bords par une fuite d'eau ?
Bon, je n'avais pas envie de me poser trop de questions, je m'en pose suffisamment dans d'autres domaines, donc j'ai fait deux catégories de choses :
- celles que je colle direct dans les cartons, même pas dépoussiérées, telles quelles en vrac, enroulées dans des torchons et puis voilà
- les autres, qu'on peut teindre, fringues délavées dont on ne se sent pas encore le coeur à passer dans la triste pile des vieux chiffons, fringues qu'on a achetées un peu trop rapidement et qui
franchement, ne sont même pas mettables lors d'un truc déguisé, et les trucs dont on a jamais aimé la couleur.
500 g de sel fin, les deux barquettes Dylon grises et deux tours de machine à laver plus tard, me voilà avec une floppée de choses monochromes en variation de grisouille, donc.
Et jules dedans.
et le vôtre